La société civile féminine se mobilise et dit NON au féminicide !!!

Société

 

iGFM – (Dakar) Quatorze (14) femmes tuées depuis le début de l’année dont quatre (4) en l’espace de moins de deux (2) mois. Le 1er octobre, une femme âgée d’une quarantaine d’années est retrouvée morte, dans un bassin, sur le site du Technopole de Dakar.

Le 23 octobre 2019, dans la banlieue dakaroise, Dakar, Yacine Sané, une jeune dame de 30 ans qui se rendait à son travail, aux environs de 6 heures du matin, victime d’agression, tombe du car à bord duquel elle voyageait et meurt peu après.

Le 2 novembre à Touba, Khady Seye, la trentaine est poignardée à mort par son colocataire qui l’accusait de lui avoir jeté un sort.

Et le plus récent, le 13 Nov, Aminata Ka, âgée d’une vingtaine d’année et enceinte de 4 mois, est morte sous les coups de son époux pour une banale histoire de repas pas servi à temps, à Malika, dans la banlieue de Dakar.

Suite à ce énième cas rallongeant le nombre de meurtre de femmes à 4 en l’espace de moins de deux mois, toutes les organisations de la société civile militant pour la protection et la promotion des droits des femmes, sous l’égide du Réseau Siggil Jigéen, se mobilisent en synergie pour  condamner farouchement ces meurtres de femmes dans des conditions atroces et exigent l’accélération des décisions visant à mettre fin définitivement au féminicide qui commence à prendre des ampleurs intolérables.

Et demandent au Chef de l’État la concrétisation de ses promesses relatives à la protection des personnes et des biens face à cette insécurité grandissante et dont malheureusement les femmes et les jeunes demeurent les plus exposées.

Ainsi, nous renouvelons notre appel à l’endroit des autorités étatiques et demandons que : Des mesures urgentes, concrètes et efficientes soient prises pour mettre fin définitivement à ces fléaux. Les politiques criminelles de l’Etat soient endurcies, L’État et les pouvoirs publics veillent au renforcement de la protection et la sécurité des citoyennes et des citoyens et à un contrôle plus rigide de la circulation des armes légères. Que ces violences qui minent le quotidien des femmes et des filles ne restent plus impunies.

Par ailleurs, nous lui demandons l’accélération de la mise en œuvre de sa décision, le 03 juin 2019, de faire faire un projet de loi criminalisant le viol et la pédophilie.

Nous faisons par la même occasion appel aux chefs religieux à se prononcer sur les crimes odieux et les violences perpétrées sur les femmes et rappeler à leurs fidèles les principes de respect de la femme enseignés par toutes les religions.

Aux parents, familles et la communauté, le Réseau Siggil Jigéen et toutes les autres organisations de la société :

  • Font appel à leurs responsabilités, à tous les niveaux, pour plus de vigilance et de prévention.
  • Les exhortent à avoir la culture de la dénonciation et mettre fin à la dissimulation et à la protection des auteurs de violences.
  • Appellent les familles à un retour aux valeurs positives partagées qui édictaient le respect à l’endroit des femmes (sœur, épouse, nièce, cousine, tante, grand-mère, voisine…)

Nous renouvelons par la même occasion au Chef de l’État l’engagement des organisations de défense et de promotion des droits des femmes à l’accompagner dans sa volonté de mettre fin définitivement à toute forme de violences à l’égard des femmes et des filles.

Toutes les organisations signataires de ce présent communiqué, présentent leurs condoléances attristées et compatissent à cette douleur au côté de la famille de la défunte.

IGFM

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