Code électoral : Modou Diagne Fada exige un "consensus" avant toute réforme

dimanche 7 juin 2026 • 491 lectures • 1 commentaires

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Code électoral : Modou Diagne Fada exige un \

iGFM - (Dakar) Le FDR tape du poing sur la table. Invité ce dimanche sur RFM dans « Grand Jury », Modou Diagne Fada a réaffirmé la position de l’opposition : aucune modification du code électoral sans consensus de tous les acteurs.

« Pour nous, tout ce qui touche au code électoral doit être consensuel », a martelé le président des Démocrates Réformateurs. Pour lui, le sujet dépasse la majorité parlementaire. « Il ne s’agit pas de majorité mécanique ou de majorité à l’Assemblée nationale. Aucune majorité parlementaire ne devrait modifier seule les règles du jeu électoral ».


Modou Diagne Fada s’est dit ouvert aux discussions. Si le ministre de l’Intérieur Makhtar Cissé appelle à des concertations, l’opposition répondra présente. « Si demain encore le ministre de l’Intérieur appelle à des concertations autour du code électoral, il y a de fortes chances que l’opposition y participe, et que toute l’opposition y participe ».


Il a regretté l’absence de réponse du chef de l’État aux lettres envoyées par le FDR. « Si nous, nous adressons un courrier au chef de l’État, une plateforme de 180 partis, il dit qu’il n’a pas reçu, qu’il n’était pas au courant. C’est un problème ».


Le leader politique a précisé que l’opposition conteste surtout la forme, pas forcément le fond des articles L29 et L30 déjà modifiés. « Ce que nous avions dénoncé, c’est moins le contenu que la démarche. Pour nous, tout ce qui touche au code électoral doit être consensuel ». Objectif : éviter les tensions avant et après les élections.


Pour appuyer son argument, il a cité les anciens présidents. « Le président Diouf disposait d’une majorité à l’Assemblée nationale, mais en 1992, il a dit : "Le code consensuel, je n’y touche pas". Le président Wade disposait aussi d’une majorité mécanique, mais à chaque fois qu’il a fallu modifier le code électoral, on s’est rencontrés autour du ministère de l’Intérieur ».


Conclusion de Modou Diagne Fada : « Ce n’est pas maintenant qu’on accepterait que l’actuel régime, prétextant du fait qu’il dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale même pour modifier la Constitution, pour modifier les lois que cette majorité va faire ce qu’elle veut ».

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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