Pêche : Sursis à la Primature, les nouvelles licences de démersales côtières gelées

mercredi 10 juin 2026 • 427 lectures • 0 commentaires

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Pêche : Sursis à la Primature, les nouvelles licences de démersales côtières gelées

iGFM - (Dakar) Tension et sursis à la Primature. Après plus de 4 heures de discussions à couteaux tirés, les acteurs de la pêche artisanale et industrielle ont obtenu un gel temporaire des nouvelles licences pour les pêcheries démersales côtières.

Selon L’Observateur, « la tension était palpable » autour de la table. Industriels, pêcheurs artisans, mareyeurs et administration étaient face à face sur l’avenir du secteur. Absent, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo s’est fait représenter par son Directeur de cabinet, aux côtés d’Amy Mara Dièye. Le tout nouveau ministre des Pêches et de l’Économie maritime succède à Dr Fatou Diouf pour un premier dossier chaud.


Unanimité contre le projet. Toutes les organisations présentes estiment qu’ouvrir de nouvelles licences mettrait en danger des stocks déjà fragilisés et ruinerait 20 ans d’efforts de conservation.


Ibrahima Mar, du Réseau national des CLPA, tape du poing : « La ressource est nationale. Elle ne concerne pas uniquement les industriels, les pêcheurs ou les mareyeurs, mais aussi les consommateurs et toute la population sénégalaise ». Et d’alerter : « Ce ne sont pas des espèces séparées. Elles vivent ensemble. Si on menace l’une, on menace les autres ».


Les scientifiques du CRODT confirment le diagnostic : plusieurs espèces surexploitées ou menacées, écosystème fragile. Verdict : « les scientifiques du CRODT n’ont jamais recommandé l’ouverture de nouvelles possibilités d’exploitation », seulement constaté un stock résiduel.


Autre épée de Damoclès : les sanctions de l’Union européenne. Le Sénégal reste sous « carton jaune ». Un « carton rouge » aurait des conséquences « extrêmement lourdes pour le pays », rappellent les professionnels.


Face à la pression, les autorités ont suspendu toute nouvelle attribution de licences. Une évaluation scientifique approfondie est attendue, tandis que les procédures en cours continuent leur chemin administratif. Une nouvelle réunion tranchera définitivement.


Pour les pêcheurs artisans, c’est un premier acquis. Mais la prudence reste de mise. « Pour le moment, ce sont des paroles. Nous attendons désormais que les actes suivent », prévient Ibrahima Mar, cité par le Groupe futurs médias.

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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