Rufisque : après le départ des militaires français, un poumon vert à préserver (Par Boubacar Kambel Dieng)
mercredi 16 avril 2025 • 1311 lectures • 2 commentaires
Environnement
1 an
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Alors que les Éléments Français au Sénégal s’apprêtent à quitter définitivement le camp de la marine française, situé à la lisière de Rufisque, se pose une question cruciale : que faire de cet espace verdoyant devenu un véritable écosystème ? L’occasion est historique de transformer ce site en un parc naturel urbain, au bénéfice des populations et de l’environnement.
D’ici septembre, les Éléments Français au Sénégal (EFS) quitteront définitivement notre pays, après plusieurs décennies de présence à Dakar.
Parmi les sites concernés figure le camp de la marine française, situé entre Kounoune, Jaxaay, Keur Massar et Almadies 2, à la lisière de Rufisque.
Cet espace d’environ un kilomètre carré représente une réelle opportunité pour repenser l’aménagement urbain dans une logique durable.
Il ne faudrait surtout pas céder à la facilité en morcelant ce terrain pour y construire des logements ou des infrastructures publiques.
Les besoins existent, certes, mais ils ne doivent pas primer sur la nécessité de préserver la nature et d’assurer le bien-être des générations futures.
Ce site, riche en arbres et en verdure, joue déjà un rôle important dans l’équilibre environnemental. Il est aussi précieux pour les populations voisines.
Il y a deux ans, de grands bassins de rétention ont été construits à l’intérieur du camp pour recueillir les eaux de pluie. Ces ouvrages ont permis de soulager les quartiers environnants, régulièrement touchés par les inondations.
Depuis, le lieu a commencé à se transformer en un véritable écosystème : les oiseaux reviennent, la végétation s’installe naturellement, et certains agriculteurs présents sur le site militaire utilisent l’eau pour arroser leurs cultures.
Ce potentiel exceptionnel mérite d’être protégé.
Plutôt que de construire, l’État et les collectivités locales gagneraient à faire de ce site un projet écologique pilote : un grand parc naturel urbain, un véritable poumon vert pour toute la zone.
On pourrait y aménager de nouveaux bassins de grande capacité, des sentiers écologiques, des espaces boisés, et même un centre éducatif pour sensibiliser à la protection de l’environnement.
Dans un monde de plus en plus urbanisé et confronté aux effets du changement climatique, préserver cet espace vert serait un acte de vision et de sagesse.
Par Boubacar Kambel Dieng
Publié par
Joe N. Marone
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