Dette « odieuse » : Ousmane Sonko presse le gouvernement d’Al Amine Lo d’en exiger l’annulation

lundi 15 juin 2026 • 485 lectures • 3 commentaires

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Dette « odieuse » : Ousmane Sonko presse le gouvernement d’Al Amine Lo d’en exiger l’annulation

iGFM - (Dakar) Le débat vire au droit international. Dans la suite de son entretien accordé ce lundi 15 juin à RFI et France 24, Ousmane Sonko a frappé fort. Le Président de l’Assemblée nationale a qualifié une partie de la dette sénégalaise d’« odieuse » et a appelé le nouveau gouvernement d’Al Amine Lo à en demander l’annulation.

Loin des simples critiques budgétaires, le leader du Pastef pose son argumentaire sur la doctrine. Il s’appuie sur les travaux de l’économiste Alexander Sack : « International, depuis les travaux de l’économiste Alexander Sack, de considérer que lorsqu’une dette a été contractée à l’insu du peuple et contre ses intérêts, cette dette est odieuse et elle peut être rejetée ».


Pour Sonko, la définition colle à certains emprunts sous l’ancien régime : « Une partie de cette dette, effectivement, est une dette odieuse parce qu’elle n’est même pas passée par l’approbation de l’Assemblée nationale ». Il dénonce « l’opacité qui a entouré la signature de certaines conventions de financement ».


Son réquisitoire est clair : « Donc, elle n’avait été approuvée ni par le peuple directement, ni par le peuple indirectement. Les procédures et les mécanismes n’ont pas été respectés et le peuple sénégalais doit aujourd’hui en supporter la charge. Cette dette est effectivement pour partie odieuse. Il faut du courage politique pour poser ce débat-là ».


Ancien inspecteur des Impôts et Domaines, Sonko rappelle qu’il défend cette thèse depuis longtemps : « J’ai eu à me prononcer sur cela à plusieurs reprises à travers mes interventions, en tant qu’homme politique ».


Relancé par RFI sur son inaction quand il était Premier ministre, Sonko répond sans détour :
RFI : « Et pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? »
Ousmane Sonko : « Ça a été proposé ».
RFI : « Mais pas retenu ? »
Ousmane Sonko : « Non ».


Désormais au perchoir, il interpelle l’exécutif actuel : « J’espère simplement que l’exécutif actuel prendra ses responsabilités pour aller dans ce sens et discuter pour effectivement l’annulation d’une partie de la dette ».

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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