La Coalition « Diomaye Président » dénonce un « détournement » constitutionnel

dimanche 28 juin 2026 • 133 lectures • 1 commentaires

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La Coalition « Diomaye Président » dénonce un « détournement » constitutionnel

iGFM - (Dakar) Lors d’une conférence de presse mémorable, Dr. Aminata Touré, Superviseur Général de la Coalition Diomaye Président, a fustigé les amendements parlementaires portés par les députés de Pastef. Elle dénonce une tentative d’affaiblissement du chef de l’État menée par son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, qualifiant la manœuvre de « règlement de comptes politiques ».

Le climat politique sénégalais vient de franchir un nouveau palier dans l'escalade des tensions. C’est une véritable charge sabre au clair qu'a menée le Dr. Aminata Touré lors de sa dernière sortie médiatique. Au nom de la Coalition Diomaye Président, l’ancienne Première ministre n'a pas mâché ses mots pour décrire ce qu'elle qualifie de « mascarade » et de « pouvoirisme » au sein de l'hémicycle.


Le divorce consommé entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko


Pour comprendre la virulence de cette sortie, il faut remonter au séisme politique du 22 mai dernier, date à laquelle le Président Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions de son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour cause de divergences et d'insatisfaction quant à ses performances.


Selon Aminata Touré, c’est précisément cet acte de souveraineté institutionnelle qui a mis le feu aux poudres. « La révision constitutionnelle est devenue un instrument de représailles », a-t-elle martelé. Elle accuse ouvertement l'Assemblée nationale, désormais sous l'influence de l'ancien Premier ministre, d'utiliser les réformes constitutionnelles initiales pour mener une vengeance politique et affaiblir le chef de l'État.


Un projet de loi dénaturé pour « punir » le Président



Pourtant, le projet initial du Président Faye se voulait vertueux, basé sur la rupture, l'impunité et la synthèse des Assises et dialogues nationaux. Mais selon la coalition présidentielle, le texte soumis au Parlement a été totalement « détourné » et vidé de son essence par les députés de Pastef.


Parmi les amendements ciblés par la coalition :


La limitation de la dissolution : L'impossibilité pour le Président de dissoudre l’Assemblée plus de deux fois par mandat, tandis que les députés s'arrogent le droit de censurer le gouvernement jusqu'à dix fois.



Le statut de chef de parti : Initialement pensé pour moderniser l'État, la proposition interdisant au Président d'être chef de parti est désormais jugée « dangereuse ». Pour la coalition, elle expose le Président au « chantage » de sa propre formation d'origine.



« Jamais on n’aura vu dans aucun pays du monde un parti politique attaquer, insulter, calomnier le Président pour qui il a fait campagne », s'est indignée Aminata Touré.



L'appel au retrait du texte et l'arbitrage du Référendum



Face à ce qu’elle qualifie de tentative de réduire le Président à un « simple exécutant du Parlement », la Coalition Diomaye Président tape du poing sur la table et exige le retrait immédiat des amendements.


Rappelant que le Sénégal jouit d'un régime présidentiel fort et stable depuis 1960, Aminata Touré a averti que les députés ne représentaient pas à eux seuls le peuple sénégalais. Elle renvoie le camp adverse vers l'arbitrage ultime : le Référendum. « 135 députés ce n’est pas le peuple sénégalais.


Le Peuple sénégalais retrouvera sa voix lors du Référendum ! », a-t-elle conclu, appelant le gouvernement à se concentrer sur les urgences de l'hivernage, de l'emploi des jeunes et du coût de la vie.


Le bras de fer est désormais total, et le chemin vers la réforme constitutionnelle s'annonce plus sinueux que jamais.

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Publié par

Harouna Fall

editor

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