Le FDR dénonce "l'agression inqualifiable d'Abdou Mbow"

vendredi 3 juillet 2026 • 228 lectures • 0 commentaires

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Le FDR dénonce \

iGFM - (Dakar) La Conférence des Leaders du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), réunie le premier juillet 2026 à Dakar, a procédé à un examen approfondi de la situation nationale.

 Elle constate avec une profonde inquiétude que le Sénégal est engagé dans une trajectoire de régression démocratique, de désordre institutionnel, de dégradation économique et de fracture sociale sans précédent.


Tout cela parce que le régime PASTEF substitue progressivement l'arbitraire à l'État de droit, la force au dialogue, la propagande à la bonne gouvernance et l'hégémonie partisane à l'intérêt supérieur de la Nation.


Le FDR condamne avec la plus grande fermeté le passage en force auquel s'est livré la majorité lors de l'examen du projet de révision de la Constitution par l'Assemblée nationale le 29 juin 2026. 


Une réforme fondamentale a été imposée au mépris des règles parlementaires, des droits de l'opposition et de l'exigence de consensus qui doit présider à toute modification de la loi fondamentale.


Les rappels au règlement ont été systématiquement ignorés, les demandes de procédure écartées avec désinvolture et le débat démocratique vidé de toute substance.


Un forcing constitutionnel qui constitue une véritable tentative de confiscation des institutions républicaines et traduit une volonté assumée de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'un camp. Les scènes d'une gravité exceptionnelle qui se sont déroulées au sein même de l'hémicycle ont fini d’écorner l’image du Sénégal. 


En effet, l'agression inqualifiable dont a été victime l'honorable député Abdou Mbow, suivie de son expulsion brutale par les forces de l'ordre, représente une humiliation sans précédent infligée à la représentation nationale.


L'Assemblée nationale, qui devrait incarner le pluralisme démocratique et la souveraineté populaire, a fini d’être transformée en théâtre de violences politiques et en simple chambre d'enregistrement des volontés d’un homme.


Le FDR adresse ses félicitations à l'ensemble des députés de l'opposition, particulièrement au député Abdou Mbow, pour leur courage et leur engagement dans la défense de la République. Le FDR condamne fermement la répression brutale exercée contre les citoyens, responsables politiques et acteurs de la société civile qui manifestaient pacifiquement leur opposition à cette révision constitutionnelle sans concertation.


L'utilisation disproportionnée des gaz lacrymogènes, les arrestations arbitraires et les atteintes répétées aux libertés fondamentales révèlent le véritable visage de ce régime qui ne gouverne désormais que par l'intimidation et la contrainte.


La banalisation de la violence d'État et la criminalisation de toute contestation traduisent une véritable dérive autoritaire incompatible avec les valeurs démocratiques qui fondent notre République.


Dans ce contexte, le FDR salue la mobilisation exemplaire du peuple sénégalais, dont la détermination témoigne de son attachement indéfectible à la démocratie et aux libertés. 


À la crise institutionnelle s'ajoute une situation économique et sociale alarmante. En effet, en dépit des engagements solennels pris dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, les travailleurs sénégalais subissent une dégradation continue de leurs conditions de vie.


Les licenciements se multiplient, le pouvoir d'achat s'effondre, les engagements de l'État restent sans suite et les réformes des Codes du Travail et de la Sécurité sociale sont conduites sans véritable concertation avec les partenaires sociaux.


Une méthode autoritaire qui porte les germes de nouvelles tensions sociales dont le régime assumera l'entière responsabilité. Le monde rural pâtit également de l'incompétence et de l'amateurisme du pouvoir.


La campagne de commercialisation des productions agricoles de la précédente saison s'est soldée par un échec retentissant, laissant les producteurs d'arachide, de riz et des filières horticoles sans revenus, lourdement endettés et profondément découragés.


Plus grave encore, alors que les pluies se sont installées depuis plusieurs semaines dans plusieurs régions du pays, le Gouvernement n'a engagé les préparatifs de la campagne agricole par la tenue du conseil interministériel que le 30 juin 2026 ! Nul besoin d’être un spécialiste en la matière pour savoir que les retards accumulés dans la distribution des semences, des engrais, des intrants et du matériel agricole compromettent sérieusement les récoltes à venir et hypothèquent la souveraineté alimentaire du Sénégal. Très clairement, ce sabotage programmé du monde paysan constitue une faute politique majeure.


Le FDR considère que ces dérives institutionnelles, ces violences politiques, cette gouvernance autoritaire et ces échecs économiques procèdent d'une même logique : celle d'un pouvoir davantage préoccupé par sa domination politique que par les souffrances quotidiennes des Sénégalaises et des Sénégalais.


En privilégiant les réformes institutionnelles de circonstance au détriment des véritables urgences économiques, sociales et agricoles, le régime éloigne chaque jour davantage le pays des exigences de justice, de stabilité et de développement.


Au total, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République tient le régime Pastef entièrement responsable de la dangereuse dégradation du climat politique, de la montée des tensions, de la remise en cause des libertés publiques, de l'affaiblissement des institutions républicaines et de l'aggravation des difficultés économiques et sociales que subissent les populations.


Le FDR réaffirme son engagement total en faveur de la démocratie, de la séparation des pouvoirs, du respect des libertés publiques, de la justice sociale et de la souveraineté du peuple sénégalais. Il poursuivra, par tous les moyens légaux, démocratiques et républicains, son combat contre les tentatives de confiscation des institutions et appelle les Sénégalaises et les Sénégalais à demeurer mobilisés, vigilants et unis pour défendre les valeurs fondatrices de notre République.


Toutes les forces vives de la Nation (partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales, organisations de jeunesse et de femmes, universitaires, intellectuels, leaders religieux et coutumiers, citoyens de toute condition, devront faire bloc pour défendre la République, préserver l'État de droit, protéger les institutions et barrer définitivement la route aux dérives autoritaires.

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Publié par

Harouna Fall

editor

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