Kolda : Une série de profanation de tombes qui révulse

samedi 18 mars 2023 • 1037 lectures • 0 commentaires

Société 11 mois Taille

Kolda : Une série de profanation de tombes qui révulse

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Le cimetière de Kolda a été profané jeudi dernier, par des individus non encore identifiés qui ont procédé à la profanation de plusieurs tombes. Les auteurs ont exhumé les dépouilles d'un défunt étudiant récemment inhumé et celle d'une dame, renseigne L'Observateur.

Inadmissible, ignoble, horrible.., ce ne sont pas les qualificatifs qui ont fait défaut, aux yeux des habitants de la commune de Kolda, pour réprouver la série de profanations mystérieuses de deux tombes, au cimetière musulman de Gadapara. Cette découverte ne s'est pas faite simultanément, mais en deux jours : le jeudi 16, puis le vendredi 17 mars. Atterrée par la nouvelle, une foule de personnes va, dès le premier jour (jeudi), rallier le cime tière en question, qui est le plus ancien et le plus grand de la commune de Kolda. Une procession qui avait pour but de constater ce fait inédit en présence de la police locale. Une fois sur les lieux, les enquêteurs vont constater la profanation effective d'une tombe et l'exhumation de la dépouille. Ceci étant, les limiers qui ont ouvert une enquête, vont procéder à l'identification des dépouilles.

Le processus a permis de savoir que la tombe en ques tion est celle d'un étudiant en année de Licence 3, à la faculté de droit de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, décédé, lundi dernier, des suites d'une courte maladie. Son inhumation a eu lieu le mercredi 15 mars suivant à 10 heures. Le lendemain (jeudi), les proches du défunt étudiant qui pleuraient eneare leur fils, vont à nouveau être éprouvés par cette autre nouvelle. La surprise sera plus grande avec la description détaillée qui leur a été faite des circonstances de cette profanation mystérieuse. Au terme des constats de police, l'étudiant est inhumé à nouveau, le même jour. Une promptitude qui s'explique par le refus des parents de soumettre la dépouille à une autopsie, préférant permettre au défunt de préserver «sa dignité».

Hier vendredi, des proches de la famille du défunt étudiant ont choisi d'aller se recueillir sur la tombe du dis-paru. Alors qu'ils psalmodiaient des prières, ils sont intrigués par une odeur pestilentielle provenant d'une tombe située non loin. Un groupuscule décide alors d'y voir plus clair. La, coup de théatre. 1s découvrent que cette autre tambe a été profanée. Pis, les auteurs de cet acte ont exhumé la dépouille et l'ont abandonnée une dizaine de mètres plus loin. Le processus d'identification a permis de savoir qu'ils agit de la dépouille d'une dame dont les proches, informés, se sont, à leur tour, opposés à toute mesure d'autopsie pour préserver la dignité de la défunte qui sera enterrée. Ce, après l'intervention des agents du service d'hygiène qui ont désinfecté les lieux.

Approché, le vieux, Ousmane Diallo, grand-père paternel du défunt étudiant, condamne avec véhémence ce qu'il qualifie de barbarie. «Personne n'a le droit de violer la sacralité de nos cimetières qui constituent notre dernière demeure. Nous demandons l'arrestation des auteurs de cette ignominie». A l'image du vieil homme, ils sont nombreux les Koldois à exiger que toute la lunière soit faite sur cette nébuleuse. En attendant, les déduc tions et autres commentaires vont bon train dans la capitale du Fouladou. Si certains parlent de «sacrifices sur commande dhommes politiques», d'autres voient en ces agissements des recommandations de charlatans.

Alpha Gano, dont la demeure est à proximité des lieux, exprime sa vive inquiétude. «Nous sommes très inquiets et nous interpellons le maire de la ville, afin qu'il procède à l'éclairage des cimetières qui devient une urgente nécessité.

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Hawa Signaté

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