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La BAD sur la situation du Sénégal : « d’énormes progrès mais du chemin reste à faire’’

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iGFM-(Dakar) Le Sénégal est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs en matière de développement, mais le chemin reste encore long pour que le pays puisse arriver au niveau espéré, a indiqué, vendredi, à Dakar, un officiel de la Banque africaine de développement (BAD).
Selon Said Maherz, porte-parole d’une équipe d’administrateurs de la BAD qui séjourne depuis lundi au Sénégal, le pays est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs de développement, compte tenu des progrès qu’il a réalisés ces cinq dernières années et au regard de ses bonnes perspectives économiques.
« La situation est bonne, même très bonne, lorsqu’on regarde le niveau de croissance du PIB sur les 5 dernières années qui tourne autour 6,5%. Il y a de quoi être envieux pour beaucoup d’autres pays », a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.
« Beaucoup a été fait si on prend l’amélioration du climat des affaires, des investissements, on ne peut qu’être impressionné par les progrès faits par le Sénégal durant ces dernières’’, a ajouté le porte-parole des administrateurs de la BAD dont la mission de consultation au Sénégal a débuté lundi dernier.
Said Maherz, entouré d’une dizaine d’administrateurs membres de la mission de consultation de la BAD, a relevé : « Très peu d’années pour gagner 60 places dans le classement Doing Business, ce n’est vraiment pas donné à tous les pays ».
Parlant des perspectives économiques du pays, il a évoqué « d’excellentes performances en termes d’inflation, de stabilité de la monnaie, de maîtrise des indicateurs budgétaires ».
« Même si le déficit budgétaire n’est pas aux normes, a-t-il indiqué, il est très soutenable et peut être jugé satisfaisant ».
Said Maherz note toutefois que le niveau de l’endettement reste un défi, même s’il « n’est pas excessif », se situe en dessous des critères de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et est jugé modéré par des institutions financières.
Il a suggéré de « préserver ce niveau d’endettement pour que cela ne soit pas un obstacle plus tard aux efforts de mise en œuvre des axes de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent et ne met pas en cause les acquis de croissance et de développement ».
« Il s’agit de maîtriser ce niveau d’endettement sans pour autant remettre en cause les nécessaires investissements pour consolider les acquis et aller vers davantage de modernisation. Les autorités sont très conscientes des défis et gèrent avec prudence cet indicateur », a assuré Saïd Maherzi, qui représente l’Algérie, la Guinée-Bissau et Madagascar au sein du conseil d’administration de la BAD.
Il a évoqué également le défi lié à la bonne gestion de la dette extérieure, consistant à accroître « la mobilisation des ressources internes », élargir l’assiette fiscale « sans pour autant imposer un lourd fardeau notamment sur les populations les plus défavorisées mais également réduire la sphère informelle ».
APS

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