SECRETARIAT GENERAL DE l’ONU : L’APR anticipe « l’après-Macky Sall » pour éviter un second crash politique

jeudi 23 juillet 2026 • 134 lectures • 0 commentaires

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SECRETARIAT GENERAL DE l’ONU : L’APR anticipe « l’après-Macky Sall » pour éviter un second crash politique

iGFM - (Dakar) L’ancien président sénégalais Macky Sall aborde la dernière ligne droite de sa candidature pour succéder à António Guterres à la tête des Nations unies. Soutenu officiellement par le gouvernement sénégalais, le leader de l’Alliance pour la République (APR) contraint son propre parti à préparer préventivement sa succession à la tête de la formation politique.

L’ancien président sénégalais Macky Sall aborde la dernière ligne droite de sa candidature pour succéder à António Guterres à la tête des Nations unies. Soutenu officiellement par le gouvernement sénégalais, le leader de l’Alliance pour la République (APR) contraint son propre parti à préparer préventivement sa succession à la tête de la formation politique.


L’annonce du soutien officiel de Dakar a apporté un second souffle déterminant à la campagne internationale de l’ancien chef de l'État. Mais cette ambition internationale implique un coût politique interne pour son parti : en cas de victoire à l'Assemblée générale de l'ONU, les règles de neutralité et d'impartialité internationales imposeront à Macky Sall de renoncer immédiatement à la présidence de l'APR et de se retirer de toute activité politique nationale.


La succession ouverte : « Ne pas rater la passation politique »
Face à cette échéance, la direction de l'APR prend les devants pour éviter de se retrouver prise de court. Dans une interview accordée au quotidien L’Observateur, Me Oumar Youm, cadre et ancien ministre de Macky Sall, a confirmé qu'une réflexion stratégique était d'ores et déjà engagée au sein de la formation politique.


« La réflexion est engagée sur l’après-Macky Sall parce que nous souhaitons qu’il soit effectivement secrétaire général des Nations unies. [...] S'il prenait la tête de l'organisation onusienne, il ne pourrait plus être président de notre parti, il ne pourrait pas avoir une feuille de route nationale ou surtout une feuille de route politique. Donc, c’est clair que l’APR est en train de se préparer en conséquence. »


— Me Oumar Youm, cadre de l'APR (L'Observateur)


Le spectre du choc de 2024


L'enjeu est crucial pour l'ancienne coalition présidentielle, qui garde en mémoire les tensions et la défaite lors de l'élection présidentielle de mars 2024. Me Oumar Youm lance ainsi une mise en garde explicite à l'adresse des militants et des responsables du parti pour que la transition se fasse dans l'ordre et la méthode :


La recherche du profil adéquat : La nécessité d’appliquer une rigoureuse méritocratie interne en plaçant « les hommes qu’il faut à la place qu’il faut ».


Le refus d'un second échec : Un avertissement sans détour quant aux conséquences d'un échec de structuration : « Il ne faut pas, après avoir raté la passation de pouvoir au sommet de l’État, qu’on rate encore la passation de pouvoir politique. Ce serait très fatal au parti, aux militants et aux responsables. »


Si la candidature de Macky Sall à l’ONU venait à se concrétiser, elle ouvrirait officiellement une nouvelle ère pour l’APR, contrainte de se réinventer sans son fondateur historique pour continuer d'incarner l'opposition au Sénégal.


 



 

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Publié par

Harouna Fall

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