Tunisie: Le président Kaïs Saïed nie les accusations de racisme

jeudi 9 mars 2023 • 720 lectures • 0 commentaires

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Tunisie: Le président Kaïs Saïed nie les accusations de racisme

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Le président tunisien, Kaïs Saïed a accueilli mercredi 8 mars son homologue de Guinée-Bissau par ailleurs, président de la CEDEAO. Cette visite est intervenue au milieu d'attaques racistes visant des migrants subsahariens dans ce pays d'Afrique du Nord.

Lors d'un conseil de sécurité nationale le mois dernier, le président Kaies Saied a lié les immigrants sans papiers à la violence et aux crimes.

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Depuis le palais de Carthage, il nie le racisme en insistant sur sa volonté de faire respecter la loi.


 


« Il y a l'État tunisien, la légalité tunisienne souveraine concernant le statut des étrangers, même s'ils sont nos frères ; ils n'ont peut-être pas la nationalité tunisienne, mais ils sont nos frères. Je crois qu'aucun pays n'accepterait des juridictions parallèles à la juridictions de l'État ».


 


Des groupes de défense des droits ont signalé une recrudescence de la violence des justiciers, y compris des coups de couteau contre des Africains noirs, depuis les premiers commentaires du président, tandis que les migrants disent avoir été chassés de leurs logements en masse et remis à la "justice populaire".


 


Plus tôt cette semaine, les autorités tunisiennes ont annoncé des mesures pour "améliorer les conditions des étrangers en Tunisie et alléger les procédures" pour ceux qui cherchent à redresser la situation".


 


Le président Cissoko Emballo a donné du crédit à la thèse d'une mauvaise interprétation du discours de Saied.


 


"Je ne croirais pas que vous, le président de la Tunisie, le pays de Bourguiba, puissiez être xénophobe ou raciste. Vous êtes vous-même africain.


 


- Kais Saied : Je le suis en effet, et un fier Africain."


 


L'Union africaine a publié le 25 février une déclaration exhortant tous les États membres à "traiter tous les migrants avec dignité, d'où qu'ils viennent" et à "s'abstenir de tout discours de haine raciste qui pourrait nuire aux gens".


 


Le ministère tunisien des Affaires étrangères a rejeté la déclaration, affirmant qu'elle contenait "des termes et des accusations sans fondement" et reposait sur "une incompréhension des positions des autorités tunisiennes".

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Publié par

Birame Ndour

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