Vitre teintée : Plus esthétique de la voiture ou sécurité du conducteur ?

mardi 13 juillet 2021 • 1726 lectures • 0 commentaires

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Vitre teintée : Plus esthétique de la voiture ou sécurité du conducteur ?

iGFM (Dakar) Aujourd’hui, au Sénégal, les teintés font légion à Dakar. Mais qu’en dit vraiment la loi ?

Que l’on roule dans un BMW, dans un Citroën ou une Citadine à Dakar, les automobilistes sont de plus en plus tentés par l’usage des vitres teintés. Celles-ci sont même devenues tendance. Au Sénégal, à Dakar en particulier, les véhicules munis de vitres teintés sont maintenant à la mode. Si certains optent pour ce genre de véhicule pour assurer leur sécurité histoire de garder l’anonymat sur la route, d’autres en font juste un outil de mode. Cependant, les véhicules teintés ne doivent pas être à la portée de tous, d’après les informations fournies par la direction des transports routiers du Sénégal ?


Déjà, les vitres teintées sont des films polyesters multicouches appliqués après fabrication du véhicule. Ce fut, à l’origine, une création de la NAZA en collaboration avec des fabricants de support polyesters pour protéger les automobilistes des rayons solaires. Mais le fait d’appliquer ces films sur ces vitres à son lot de positivité mais aussi de négativité.


Commençons par l’aspect positif. Les vitres teintées, hormis le but premier qui est de se protéger contre les rayons solaires, permettent d’assurer la discrétion. En rendant plus ou moins opaques les vitres de sa voiture, le conducteur peut rouler sans être vu de tous.


Cependant, quelle que soit l’opacité des vitres, ils ne doivent pas empêcher le conducteur d’avoir une mauvaise visibilité de l’extérieur. Souvent, ce sont les stars, pour préserver leur vie privée, ou des autorités, qui prennent des décisions pouvant leur attirer des représailles.


Pour les inconvenants c’est surtout l’inondation des voitures teintées sans autorisations sur la route qui pose problème. Beaucoup n’ont pas la licence délivrée par la direction des transports routiers. Ici à Dakar, on remarque plusieurs points où les automobilistes se rendent pour poser des films foncés sur leur vitre sans autorisation. C’est devenu même un business rentable vu le nombre de voitures teintées par jour.


Au stade Léopold Sédar Senghor, la vente des films pour teindre les vitres sont à la portée de tous. Ngoor Ndiaye, vendeur d’outils pour voitures, nous explique : «les films posés sur les vitres sont très fructueux de nos jours. Des stars viennent ici pour teindre leur vitre».


Pour ce faire, les clients ne présentent aucun papier. C’est ce que le vendeur explique: «Non, on nous montre aucun papier. Les clients viennent et nous demande de leur teindre leur vitre selon leur gout. Il existe trois sortes de films : des films claire, des films moins sombre et ceux qui sont totalement sombres. Et une fois sur place, on présente les trois types de films au client. Et quand il choisit, on fait le travail.»


A noter que les autorisations délivrées sont pour un an renouvelable. Modou Khoulé, loueur de voitures, nous explique que «les vitres teintées ne doivent pas être totalement noires, parce que cela empêche le conducteur d’avoir une bonne visibilité sur ses rétroviseurs.»


Au niveau du Bureau des transports routiers du Sénégal, la prolifération des voitures teintées sans autorisation est devenue une préoccupation. Cheikhou Oumar Gaye, de la Direction des Transports routiers, déclare : «C’est vrai que la demande pour obtenir l’autorisation pour les vitres teintées est élevée. Mais c’est régi par la règlementation parce que le code de la route indique que pour des questions de sécurité on délivre les licences surtout à des personnes qui peuvent créer des attroupements dans la circulation comme des vedettes ou bien des autorités qui prennent des décisions importantes qui peuvent même avoir des ennemies ou quelqu’un qui a une ordonnance d’un médecin indiquant qu’il a des problèmes avec les rayons solaires».


Ainsi, les vitres teintées sont devenues très nombreuses sur les routes de la capitale.  Mais, des règles très strictes régissent la pratique. Et les contrevenants peuvent s’exposer aux rigueurs de la loi. 



Ndéye Rokheya THIANE

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