OM-PSG : les cinq Classiques les plus chauds

samedi 23 octobre 2021 • 544 lectures • 0 commentaires

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OM-PSG : les cinq Classiques les plus chauds

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iGFM (Dakar) Les matches entre l'OM et le Paris SG ont toujours été le théâtre d'instants suspendus dans le temps. Petit florilège des Classiques les plus bouillants de cette Ligue des talents.

Ce dimanche se profile le Classique entre l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain à l'Orange Vélodrome. Un Paris SG, poussif dans le jeu - c'est un euphémisme - mais qui a fait le plein de points, s'avance face à un OM de Jorge Sampaoli emballant et en proie à une folie qui ne laisse personne de marbre. Justement, l'Orange Vélodrome affichera complet pour cette rencontre qui s'annonce bouillante. Retour sur les Classiques joués au Vélodrome les plus bouillants.

- 29 mai 1993 OM 3-1 PSG

Trois jours après le seul et unique sacre d'un club français en C1, le vainque de ladite épreuve, l'Olympique de Marseille accueille le Paris SG dans un match qui compte pour le titre de champion de France. La rencontre, comme quasiment toutes les confrontations entre les deux écuries à l'époque, est très tendue. On se rappellera de cette rencontre du but en tête plongeante de Basile Boli. Pour autant, c'est dans les tribunes que c'est le plus chaud. Les supporters parisiens tirent, depuis le parcage, des fusées de détresse en direction des tribunes peuplées de supporters de l'OM. Les vêtements de certains supporters massés en tribune Ganay s'enflamment. De l'autre côté du stade, certains éléments font le tour pour en découdre. Bilan, quatorze blessés.

- 15 février 2000 OM 4-1 PSG

Dans les années 2000, les deux clubs sont loin de leur illustre passé. Pourtant, les rencontres entre les deux équipes sont toujours autant explosives, même au lendemain de cette Saint-Valentin 2000. Juste avant la 20e minute, Laurent Leroy, attaquant du Paris SG, s'effondre après un méchant tacle de Jérôme Leroy, milieu de terrain transféré du PSG à l'OM quelques semaines plutôt. Cela aurait pu en rester là, mais le Parisien se venge en se relevant en faisant un croc-en-jambe au fautif du départ. Ce dernier réplique avec un coup de poing. S'en suit alors une bagarre générale avec Sébastien Pérez et Pancho Abardonado, aujourd'hui adjoint de Sampaoli, aux manoeuvres. Les deux Leroy sont exclus. Finalement, l'OM qui veut sauver sa tête en Ligue 1 s'impose largement dans un stade incandescent.

- 25 octobre ou 20 novembre 2009 OM 1-0 PSG

Étonnant intertitre n'est-ce pas ? La rencontre entre les deux formations a eu lieu le 20 novembre et les Phocéens se sont imposés un but à zéro sur une tête de l'ex du PSG, Gabriel Heinze. Mais la confrontation aurait dû se jouer le 25 octobre. À l'époque, ce n'est pas la COVID-19 qui frappe, mais la grippe A. Trois joueurs du Paris SG dont deux qui n'avaient pas fait le déplacement (Ludovic Giuly et Mamadou Sakho, Jérémy Clément était dans le groupe, lui) sont déclarés positifs. Frédéric Thiriez, le patron de la LFP, décide le vendredi de maintenir le match, mais le cas Clément change tout. Sept heures avant la rencontre, le Classique est officiellement reporté. Sauf que... Sur les 20 cars affrétés par les supporters du PSG, cinq arrivent à Marseille. Sur le Boulevard d'Athènes, en bas de la Gare Saint-Charles, les fans franciliens cassent tout et des affrontements arrivent dans le centre de la Cité Phocéenne. Un supporter du PSG est même percuté par une voiture sur les allées Léon-Gambetta. Entre 14 et 20h, c'est le chaos le plus complet. Bilan de la journée : 16 interpellations et 22 blessés, dont 12 parmi les forces de l'ordre.

- 5 avril 2015 OM 2-3 PSG

Cette fois, c'est pour les bonnes raisons que ce Classique était bouillant. La bande à Marcelo Bielsa est toujours en course pour le titre de champion de France quand arrive l'ogre parisien. Les supporters de l'OM réalisent ce soir-là une incroyable prouesse, celle de faire un gigantesque tifo sur les quatre tribunes du Vélodrome. Une image qui restera à jamais gravée. Matthieu Franceschi, qui était alors chez les South Winners, raconte, à Foot Club Marseille, sa discussion avec El Loco à ce sujet : « il me dit que c’est un honneur pour lui d’accueillir la personne qui est à l’origine de ce tifo. J’insiste sur le fait que même si j’ai un rôle important, sans le travail de l’ombre de centaines de passionnés, sans le sérieux des milliers de supporters le soir du match pour dresser les feuilles, rien n’aurait été possible. Avec de multiples métaphores, il me dit qu’avoir réalisé les plans et géré la logistique d’une telle œuvre d’art me permettrait de postuler à n’importe quel poste professionnel. Il m’explique ensuite qu’il n’arrivera jamais à donner autant d’émotions aux supporters que l’œuvre éphémère que j’ai réussi à mettre en place qui restera, en quelques secondes, gravée à vie dans la tête des supporters avec une émotion éternelle. Il me tend alors un marqueur et me demande de lui dédicacer le poster ! Je reste surpris et gêné. Il insiste vraiment. Je joue finalement le jeu pour écrire : "pour Marcelo. Sans toi et les joueurs, ce tifo n’aurait jamais pu exister. Merci pour tout" »

- 22 octobre 2017 OM 2-2 PSG

Ce classique restera dans les anales pour beaucoup de choses. D'abord, c'est le premier de Neymar à l'Orange Vélodrome. C'est aussi celui où l'OM était le plus proche de l'emporter. La rencontre a été tendue sur le terrain puisque six cartons jaunes ont été sortis par l'arbitre de la rencontre et un rouge, en fin de match pour Neymar après un accrochage avec un Lucas Ocampos, qui joue très bien le coup. Aussi, on a vu beaucoup de réalisations. Luiz Gustavo ouvre le score peu après le quart d'heure de jeu et Neymar lui répond juste après la demi-heure. À la pause score de parité. En secondé période, le PSG a la possession de balle dans les grandes largeurs (73%), mais c'est l'OM qui va trouver la faille. Clinton N'Jie s'arrache côté droit, centre fort et trouve Florian Thauvin qui marque (78e). L'OM croit alors enfin tenir cette victoire tant attendue contre l'ennemi. Mais c'était sans compter sur un magnifique coup franc d'Edinson Cavani dans le temps additionnel (90e +3). « Il y a en a beaucoup de beaux, non ? C’est dur de choisir. Mais je crois que celui qui reste dans la tête de tous, c’est le coup franc du 2-2 à Marseille. Le stade attendait que le coup franc soit passé pour crier. Et c’est là que j'ai annulé un peu la fête, a-t-il lâché. Les Clasicos sont des matchs encore plus spéciaux que les autres », a expliqué quelque temps après El Matador.

Avec Footmercato

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Publié par

Mamadou Salif

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