JOJ Dakar 2026-Infrastructures : le Sénégal drague le monde olympique à J-917

jeudi 25 avril 2024 • 1060 lectures • 0 commentaires

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JOJ Dakar 2026-Infrastructures : le Sénégal drague le monde olympique à J-917

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iGFM (Dakar) Le Comité de pilotage du projet des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, s'est réuni, ce jeudi 25 avril 2024 à Eden Roc, pour faire le point sur la préparation de l'évènement mondial et sur les travaux de réhabilitation des infrastructures.




Alors que la capitale sénégalaise se prépare à accueillir les meilleurs jeunes athlètes du monde, avec l’objectif de créer un impact positif pour les jeunes à travers le pays hôte et le continent africain, le Comité de pilotage du projet des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, s'est réuni, ce jour qui coïncide aux 917 jours nous séparant de cet évènement mondial qui revêt une importance historique puisqu'il s'agira de la première manifestation olympique organisée sur le sol africain.

Démarrage des travaux à mi-mai 2024

"On a bouclé le recrutement des entreprises, on espère le démarrage des travaux en mi-mai ou début juin 2024. Pour 18 mois, soit dernier trimestre 2025. Pour la piscine olympique, ça démarre début juin prochain pour 14 mois. L’objectif est de mettre à disposition tous les équipements d’ici fin 2025 pour permettre aux COJOJ de faire tous les tests", a fait savoir le Comité, lors de la réunion marquée par la présence des Maires des communes d’arrondissement bénéficiant des infrastructures de proximité, la Ville de Dakar, les Ministères des sports, de l’Economie et des Finances.

Sénégal, un modèle achevé de démocratie

"Nous sommes au rendez-vous…Je recevais un message du directeur des finances du CIO, il m’a parlé de l’hospitalité…Le Sénégal est un modèle achevé de démocratie, cela fait partie de ce qui nous a valu l’accueil des JOJ…", a soutenu Ibrahima Wade, coordonnateur du Comité d'organisation des quatrièmes Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) et vice-président du CNOSS.

Créer une sorte d'association entre les communes concernées

Ibrahima Wade a par ailleurs évoqué la création d'une "sorte d'association entre les communes concernées pour mieux harmoniser. Les maires de Dakar et de Diamniadio sont des communes associées. Je salue l'engagement de la mise à disposition du foncier pour les infrastructures. C'est fait ou en cours de finalisation. Ce n'est pas simplement un engagement de parole, mais c'est acté par les conseils municipaux respectifs", a dit Ibrahima Wade, qui assure que toutes les préoccupations dites au cours de cette réunion seront prises en compte.

Représentante de la mairie de Dakar, Madame Taye a quant à elle revelé une inquiétude. "C'est le mode gestion. On a des infrastructures dignes de ce nom qui nous coûtent chères mais cela pose un problème au niveau de la gestion. Il faudra mettre en place des comités ou que l'Ageroute propose des modes de gestion..."

Pour rappel, les prochains Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026, sont réservés aux athlètes âgés de 15 à 18 ans. Ces joutes regrouperont 3500 à 4600 athlètes et 35 disciplines, 247 événements, 8000 volontaires…

Zoom sur les infrastructures

3 sites : Saly (golf et sports d’eau à la plage Lamantin), Dakar (4 sites dont Iba Mar et piscine olympique, plage des Almadies pour le surf et olympique club pour tennis) et Diamniadio (centre des expositions…)
Cela ne peut être porté par le Comité d’organisation. D’où la démarche de co-construction. Au delà du CIO et des partenaires internationaux, nous souhaitons cette même démarche avec l’Etat et les communes.
Réunion avec le CETUD, rencontre avec le secteur privé, association avec l’Armée, le ministère de la Santé.

Babacar Senghor, coordonnateur du projet JOJ à l’Ageroute

Depuis 4 ans, l’Ageroute a commencé à travailler sur ce projet. On a pris le temps de mener les études à bien (faisabilité, études techniques, étude d’impacts sociaux et environnementaux…). Il y a eu des difficultés d’occupation, ce qui fait que l’Ageroute a mené les évaluations pour identifier les personnes affectées…Ces deux derniers mois, on a mené des opérations de libération du site.

Iba Mar Diop : option d’aller à l’étape de réhabilitation à la démolition-construction. Car il y avait des problèmes structurels. Ceci offre plus d’opportunités en termes de désign avec l’élaboration de choses modernes et intégrées. Cela tient aussi compte de la durabilité. Pareil pour la piscine olympique. Cela ne fera qu’apporter un plus à ce projet. Il y a aussi les infrastructures de proximité. L’Ageroute s’est engagée à réhabiliter les voiries autour des sites (un total de 40km de route). Il va falloir peaufiner pour être dans les délais.

Stade Iba Mar Diop : modulé par des murs rideaux, utilisé pour la première au Sénégal pour une ventilation naturelle… tribune de 8000 places, 2 terrains en gazon hybride, piste de 9 et 6 couloirs, centre médico-sportif, gymnase pour l’INSEPS, requalification urbaine de l’infrastructure en aménageant une zone en liaison avec le BRT pour accueillir les flux… ; mur d’escalade ; terrain de hand-ball à reconstruire et couvrir totalement pour les compétitions de basket et de boxe anglaise… ; centre d’accueil à moderniser avec une technologie ultra moderne ; parvis de l’INSEPS avec revêtement en pavé et terre cuite, mur rideaux en acier perforé pour réduire l’effet des rayons de soleil… ; rue 22 (parvis en liaison avec l’esplanade des sports et une partie du parking du BRT), avenue Mbaye Woré (allée piéton avec aménagement paysager), Rue Blaise Diagne (dépose minute, regroupement de transports en commun, accès facile au stade…)

Piscine olympique : réaliser la rénovation avec une technologie ultra moderne qui a été utilisée à Buenos Aires. Economiser des produits chimiques (sulfate de sodium), retrouver tout le plaisir de la natation… piscine modulaire : acier inoxydable, pour faliciter l’entretien et offre des conditions d’hygiène et de sécurité ; restaurant avec vue panoramique sur la piscine ; centre d’hébergement en R+1 en terre cuite ;
Maison du cuir : inspirée sur les acitivités de coordonnerie, immeuble R+3, équipements nécessaires pour faciliter l’exercice de la coordonerie, parc de machines pour renforcer la production…

Infrastructures de proximité : des sites choisis en rapport avec les maires, les espaces ont été choisis pour dimensionner les projets multisports). La philosopgie pour ces équipements est de se rapprocher des populations et de profiter des JOJ. L’aspect social est mis en avant. Un consultant a identifié toutes les personnes affectées par le projet : 1253 pour Iba Mar Diop (2 milliards FCfa ont été mobilisés pour indemniser les occupants. Ce qui fait que la libération n’a pas été difficile. Avec l’AFD, on s’est mis d’accord sur l’accompagnement social. D’où l’exemple de la maison du cuir. Les femmes pileuses aussi ont été accompagnées en trouvant un site qui leur permette de poursuivre leurs activités et se former tout en bénéficiant d’équipements. Pareil pour les restauratrices et les mécaniciens.

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Publié par

Mamadou Salif

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